Le luminaire est choisi, il est même déjà fixé au plafond. Reste l'ampoule, et c'est souvent là que tout se complique : un culot qui ne rentre pas, une lumière trop faible, une teinte qui rend le salon blafard ou une ampoule qui grésille dès qu'on touche au variateur. Bonne nouvelle, quatre informations suffisent pour ne plus se tromper : le culot, le flux lumineux en lumens, l'indice de rendu des couleurs et la compatibilité avec un variateur. On les passe en revue une à une, avec nos repères pour lire la fiche d'un luminaire avant de commander ses ampoules.
Le culot, c'est la partie métallique qui relie l'ampoule à la douille. Il ne se choisit pas, il se constate : c'est le luminaire qui l'impose. La référence est imprimée sur la fiche produit, gravée sur la douille ou sur le culot de l'ancienne ampoule. La lettre donne le type de fixation, le chiffre la dimension en millimètres.
E27, E14, GU10 et G9 se branchent directement sur le 230 V. Méfiance avec le GU5.3 (ou MR16) et le G4, qui ressemblent au GU10 et au G9 mais fonctionnent en 12 V, derrière un transformateur. Une ampoule 12 V sur une douille 230 V grille aussitôt, l'inverse ne s'allume pas.


Avant de commander, trois lignes de la fiche technique comptent : le culot, le nombre d'ampoules et la puissance maximale. La plupart des luminaires de notre catalogue sont livrés sans ampoule, et la fiche propose alors des modèles compatibles en option.
La puissance maximale, souvent 40 ou 60 W, est une limite de chauffe pensée pour les anciennes ampoules. Elle ne dit rien de la lumière obtenue. Une LED de 6 W sous un abat-jour noté 40 W maximum ne pose donc aucun problème. Regardez aussi l'indice IP si le luminaire va en salle de bain ou dehors, et la mention « luminaire fermé » sur l'emballage de l'ampoule : certaines LED supportent mal la chaleur d'un globe clos.
La puissance se lit désormais en lumens, qui mesurent la lumière émise, et non plus en watts, qui mesurent l'électricité consommée. Une LED produit la même lumière qu'une incandescence en consommant cinq à huit fois moins. Pour retrouver l'éclairage d'une ancienne ampoule, gardez en tête l'équivalence retenue par le règlement européen (UE) 2019/2015 sur l'étiquetage énergétique des sources lumineuses :
| Ancienne ampoule à incandescence | Flux lumineux équivalent | Ordre de grandeur en LED |
|---|---|---|
| 25 W | 249 lm | 2 à 3 W |
| 40 W | 470 lm | 4 à 6 W |
| 60 W | 806 lm | 7 à 9 W |
| 75 W | 1 055 lm | 9 à 12 W |
| 100 W | 1 521 lm | 13 à 16 W |
Les watts LED de la dernière colonne varient d'un fabricant à l'autre, c'est pour cela qu'on raisonne en lumens. Une ampoule décorative à filament, pensée pour être vue, reste souvent entre 250 et 500 lumens : parfaite pour une suspension d'ambiance, un peu juste pour éclairer seule une grande pièce. Pour calculer le total dont votre pièce a besoin, suivez notre méthode pour doser les lumens selon la surface, puis répartissez-les entre plusieurs sources.


Avec un luminaire ouvert, l'ampoule se voit, elle fait partie du décor. Sur une suspension à cage, un anneau ou une douille nue, on choisit une ampoule à filament : globe, goutte ou tube long. Sous un abat-jour ou un globe opaque, une forme classique suffit.
Les codes de forme aident à s'y retrouver. A60 désigne la poire standard de 60 mm, G95 ou G125 un globe de 95 ou 125 mm, ST64 la goutte allongée façon Edison, C35 la flamme et P45 la petite sphère des lampes de chevet. Mesurez l'espace disponible avant d'acheter un gros globe : il doit tenir dans la cage ou sous l'abat-jour sans le toucher, et sans dépasser du bord. Pour prolonger ces idées côté ambiance, jetez un œil à nos luminaires préférés pour un éclairage indirect.

L'IRC, ou indice de rendu des couleurs (Ra sur les emballages), mesure la fidélité des teintes sous une lumière, sur une échelle de 0 à 100. La lumière du jour et l'ancienne incandescence servent de référence à 100. Plus l'indice baisse, plus un bois paraît terne, un tissu grisâtre, un teint cireux.
Depuis le 1er septembre 2021, le règlement européen d'écoconception (UE) 2019/2020 impose un IRC d'au moins 80 aux sources lumineuses, hors usages extérieurs ou industriels signalés sur l'emballage : c'est suffisant au salon, dans la chambre ou le couloir. Nous conseillons de monter à 90 ou plus en cuisine, où l'on juge la cuisson des aliments, en salle de bain, devant le miroir, et dans un dressing. Ne confondez pas l'IRC avec la température de couleur, exprimée en kelvins : la première dit si les couleurs sont justes, la seconde si la lumière est chaude ou froide. Pour ce second réglage, notre guide blanc chaud ou blanc froid pièce par pièce donne les bons repères.

Une ampoule LED ne fonctionne sur un variateur que si elle est marquée dimmable, en toutes lettres ou avec le pictogramme d'un bouton rotatif. Une LED non dimmable branchée derrière un variateur scintille, grésille ou s'éteint en dessous d'un certain seuil, et sa durée de vie en pâtit.
Le variateur compte autant que l'ampoule. Les anciens modèles, conçus pour l'incandescence, demandent souvent une charge minimale de plusieurs dizaines de watts, que deux LED de 6 W n'atteignent pas. Vérifiez que le vôtre est indiqué compatible LED, sinon remplacez-le. Sur une lampe à poser, un variateur de cordon fait très bien l'affaire, à condition que l'ampoule suive. Dans les chambres et le salon, c'est l'investissement le plus rentable de l'éclairage.
La question est presque tranchée par la réglementation. La plupart des halogènes non dirigés à tension de secteur ne peuvent plus être mis sur le marché européen depuis le 1er septembre 2018 (règlement (UE) 2015/1428). Reste la LED, sous deux visages : l'ampoule LED classique, au verre dépoli, qui diffuse une lumière homogène, et la LED à filament, qui reproduit l'allure des ampoules d'autrefois avec des consommations de quelques watts.
Notre conseil est simple. Filament pour les luminaires où l'ampoule se voit, LED dépolie sous un abat-jour ou un diffuseur, où seule la quantité de lumière compte. Côté durée, une LED est souvent annoncée entre 15 000 et 25 000 heures, contre environ 1 000 heures pour une incandescence. Depuis septembre 2021, l'étiquette énergie des ampoules va de A à G, sur une échelle plus exigeante : une LED courante s'y classe souvent en E ou F, sans que cela signale un mauvais produit. Pour trouver l'appareil qui mettra ces ampoules en valeur, parcourez notre sélection de luminaires, et pour une ampoule à filament en E27 ou en GU10, notre rayon ampoules LED.
Regardez la fiche technique du luminaire, la douille ou le culot de l'ancienne ampoule : la référence y est inscrite. La lettre indique la fixation (E pour une vis, GU ou G pour des broches, B pour une baïonnette), le chiffre la taille en millimètres.
Les deux se vissent, mais le E27 mesure 27 mm de diamètre et le E14 seulement 14 mm. Le E27 équipe la plupart des suspensions et lampadaires, le E14 les lampes de chevet, appliques fines et lustres. Ils ne sont pas interchangeables sans adaptateur.
Cherchez environ 806 lumens, le flux d'une ancienne 60 W. Selon les fabricants, cela correspond à une LED de 7 à 9 W. Raisonnez en lumens plutôt qu'en watts, plus fiables d'une marque à l'autre.
Oui. La puissance maximale d'un luminaire limite la chaleur dégagée par l'ampoule. Une LED de 4 à 6 W reste très en dessous de ce plafond, tout en donnant autant de lumière qu'une ancienne 40 W.
Non. Seules les ampoules marquées dimmable acceptent un variateur, et celui-ci doit être compatible LED. Sinon, l'ampoule scintille, grésille ou s'éteint à faible intensité, et s'use plus vite.
• Les meilleurs luminaires pour réussir un éclairage indirect