Bureaux en open space, plateaux partagés, espaces de coworking : dès que plusieurs équipes cohabitent sur un même plateau, la cloison de séparation bureau devient indispensable pour organiser l'espace, limiter les distractions visuelles et sonores et redonner à chacun un périmètre de travail défini. Chez Matelpro, nous proposons des cloisons de séparation professionnelles en tissu, verre ou bois, fixes ou mobiles, conçues pour structurer vos espaces de travail sans les refermer.
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La cloison de séparation bureau occupe une place à part dans l'aménagement professionnel. Contrairement à un mur en dur, elle délimite des zones de travail sans créer de pièces fermées. Contrairement à un simple panneau acoustique, elle joue aussi un rôle de barrière visuelle, réduisant les sollicitations involontaires qui interrompent la concentration. C'est un élément d'aménagement hybride, à mi-chemin entre le mobilier et l'architecture, qui permet de structurer un plateau ouvert en préservant sa flexibilité.
Dans un open space, les sources de distraction ne sont pas uniquement sonores. Le mouvement permanent des collègues, les allers-retours vers la machine à café, les conversations silencieuses mais visibles dans le champ de vision périphérique : autant de stimuli qui fragmentent l'attention. Une cloison de séparation de 140 à 160 cm de haut suffit à créer un écran visuel efficace pour les collaborateurs assis, sans bloquer la circulation de l'air ni la lumière naturelle dans le reste du plateau.
Le gain mesurable est double. Sur le plan acoustique, une cloison de séparation garnie d'un matériau absorbant atténue les conversations directes de 6 à 10 décibels, selon sa hauteur et sa densité. Sur le plan visuel, elle réduit les interruptions non sollicitées, ce qui se traduit par des plages de concentration plus longues. Les études sur l'aménagement tertiaire convergent sur ce point : la combinaison d'une atténuation sonore partielle et d'une séparation visuelle produit un effet sur la productivité supérieur à celui de chaque mesure prise isolément.
Tous les espaces de travail n'ont pas les mêmes contraintes. Un plateau de 500 m² avec des rangées de bureaux bench ne se traite pas comme une salle de réunion modulable ou un espace de coworking à géométrie variable. Le choix du format de cloison séparateur de bureau dépend de la configuration existante et de l'objectif recherché.
Les cloisons de bureau (ou écrans de séparation) se fixent directement sur le plateau du bureau, entre deux postes face à face ou côte à côte. D'une hauteur de 30 à 50 cm au-dessus du plan de travail, elles créent une séparation intime sans isoler visuellement le collaborateur du reste de l'équipe. C'est le format le plus discret et le plus économique, adapté aux configurations de bureaux partagés où l'on cherche un minimum de délimitation personnelle.
Les cloisons autoportantes sur pieds, de 120 à 180 cm de haut, se posent au sol sans fixation permanente. Elles fonctionnent comme des paravents professionnels et s'intègrent entre les rangées de postes pour créer des couloirs de travail ou des îlots dédiés. Leur poids (généralement entre 8 et 15 kg par panneau) assure une stabilité suffisante pour un usage quotidien, tout en permettant un repositionnement sans outillage.
Les cloisons toute hauteur (200 cm et plus) se rapprochent du cloisonnement architectural. Elles offrent une séparation visuelle et acoustique quasi complète, tout en restant démontables et reconfigurables. C'est le format privilégié pour créer des salles de réunion semi-ouvertes, des espaces de confidentialité ou des zones de visioconférence au sein d'un plateau ouvert.
Le matériau de surface d'une cloison de séparation de bureau conditionne à la fois son apparence, sa performance acoustique et sa durabilité. Quatre familles dominent le marché professionnel, chacune avec un profil d'usage distinct.
Le tissu acoustique reste le standard pour les séparations en open space. Sa structure à maille ouverte laisse pénétrer les ondes sonores vers le matériau absorbant intérieur (mousse mélamine, laine de polyester ou feutre PET recyclé), ce qui maximise l'absorption. Les tissus professionnels sont traités anti-feu (M1 ou Euroclass B-s1,d0), anti-tache et résistants à l'abrasion. Disponibles dans des dizaines de coloris, ils s'intègrent dans les chartes chromatiques des entreprises sans difficulté.
Le verre, simple ou feuilleté, apporte la transparence. Les cloisons vitrées laissent circuler la lumière naturelle et préservent la sensation d'espace ouvert, tout en créant une barrière physique contre le son. Un vitrage acoustique feuilleté de 8 à 10 mm offre un affaiblissement de 30 à 35 dB, ce qui en fait une solution pertinente pour les salles de réunion et les bureaux de direction. Le bémol : l'absence d'absorption signifie que la réverbération à l'intérieur de l'espace vitré n'est pas traitée.
Le bois, en panneaux pleins ou en lames ajourées, concilie chaleur visuelle et correction acoustique. Les panneaux bois avec absorbant arrière fonctionnent sur le principe du résonateur, particulièrement efficace sur les basses fréquences. C'est un matériau qui trouve sa place dans les espaces d'accueil, les salles de direction et les aménagements à tendance biophilique. Le métal perforé, plus industriel, offre un rendu contemporain tout en laissant passer le son vers un absorbant dissimulé derrière la tôle.
Le mode d'installation d'une cloison de séparation pour bureau détermine son degré de flexibilité et les contraintes qu'elle impose au bâtiment. Trois grandes familles coexistent.
La cloison fixe, vissée au sol et parfois au plafond, offre la meilleure stabilité et la meilleure performance acoustique. Les systèmes rail-haut et rail-bas garantissent une étanchéité périphérique qui maximise l'affaiblissement sonore. C'est la solution de référence pour les séparations permanentes entre deux services ou pour la création de salles de réunion fermées. L'inconvénient : toute modification nécessite une intervention technique et laisse des traces au sol.
La cloison amovible sur roulettes se déplace en quelques secondes. Équipée de freins verrouillables, elle se repositionne au gré des besoins sans outil ni intervention technique. C'est la solution plébiscitée par les espaces de coworking, les entreprises en croissance et les locaux en location, où la flexibilité prime sur la performance acoustique maximale. Les meilleurs modèles mobiles atteignent tout de même 20 à 25 dB d'affaiblissement.
La cloison autoportante, posée au sol sans fixation ni roulettes, constitue un intermédiaire. Plus stable qu'une cloison mobile, elle se déplace néanmoins sans travaux quand deux personnes la soulèvent. C'est le format qui convient aux configurations semi-permanentes : un agencement qui reste en place plusieurs mois mais qui peut évoluer lors d'un réaménagement trimestriel.
Toutes les cloisons de séparation ne se valent pas sur le plan acoustique. Pour éviter une déception après l'installation, il faut comprendre ce que mesurent les indicateurs techniques et ce qu'ils signifient en pratique pour la cloison de séparation acoustique de bureau.
L'indice d'affaiblissement acoustique (Rw), exprimé en décibels, mesure la capacité de la cloison à bloquer le passage du son d'un côté à l'autre. Un Rw de 20 dB correspond à une atténuation perceptible des conversations. Un Rw de 30 dB rend les échanges vocaux inintelligibles à distance normale. Au-delà de 35 dB, on atteint un niveau de confidentialité adapté aux réunions sensibles.
Le coefficient d'absorption (alpha w), de 0 à 1, mesure la part d'énergie sonore absorbée par la surface de la cloison. Une cloison en tissu avec un alpha w de 0,70 absorbe 70 % de l'énergie des ondes qui la frappent. Ce critère est crucial dans les open spaces : une cloison qui bloque le son direct mais le renvoie par réflexion dans le reste du plateau ne résout qu'une partie du problème.
La hauteur et la largeur comptent autant que les matériaux. Une cloison de 120 cm ne protège que les postes assis. À 160 cm, elle couvre la quasi-totalité de la plage d'émission vocale. Pour un écran véritablement efficace, la largeur de la cloison doit dépasser celle de la zone à protéger d'au moins 30 cm de chaque côté, sous peine de laisser le son contourner l'obstacle par les bords.
Les cloisons de séparation bureau traitent la propagation directe du son entre deux postes, mais elles ne suffisent pas à elles seules pour résoudre l'ensemble des problèmes acoustiques d'un open space. La réverbération sur les murs et le plafond, le bruit de fond de la ventilation, les conversations à distance : chaque source de gêne appelle une réponse complémentaire.
Les panneaux acoustiques muraux absorbent les réflexions sur les parois. En traitant 30 à 40 % de la surface murale, on réduit le temps de réverbération de moitié, ce qui rend les conversations plus intelligibles à courte distance et moins gênantes à distance. Les cloisons acoustiques spécialisées, avec un garnissage plus dense et un indice Rw plus élevé, prennent le relais là où une simple cloison de séparation atteint ses limites.
Pour les besoins d'isolation totale, les cabines acoustiques offrent un espace clos pour les appels et les visioconférences. Chez Matelpro, notre gamme acoustique et cloison couvre l'ensemble du spectre, de la simple séparation de poste à la cabine intégrale. Nous recommandons de commencer par les cloisons entre les postes, puis de compléter par un traitement mural et, si nécessaire, des cabines. Cette approche progressive permet d'ajuster l'investissement aux retours réels des occupants.