Matelas mémoire de forme

La mousse à mémoire de forme, ou viscoélastique, réagit à la chaleur du corps et se déforme lentement pour épouser ses reliefs. C'est ce qui explique la sensation d'enveloppement caractéristique, appréciée par les dormeurs sur le côté et par les personnes sujettes aux points de pression. Encore faut il savoir ce que l'on achète : sur la plupart des matelas, la mémoire de forme n'est qu'une couche de surface posée sur un cœur en mousse classique ou en ressorts.

Le premier critère est donc l'épaisseur de la couche viscoélastique. En dessous de 2 cm, l'effet est marginal et relève de l'argument commercial. Entre 3 et 5 cm, l'enveloppement est net sans que le dormeur s'enfonce. Au delà de 7 cm, le changement de position devient plus difficile, ce qui gêne les dormeurs agités. Le second critère est la densité de cette couche : visez 50 kg/m³ au minimum, 60 à 85 kg/m³ pour un produit qui conserve ses propriétés dans le temps.

Le troisième point est la sensibilité à la chaleur, qui est le revers de la technologie. La viscoélastique retient la chaleur du corps et convient mal aux dormeurs qui transpirent. Les mousses dites à cellules ouvertes ou infusées de gel atténuent le phénomène sans le supprimer. Si vous avez chaud la nuit, un cœur à ressorts ensachés sous la couche mémoire rétablit la circulation d'air.

Comptez enfin un temps d'adaptation de deux à trois semaines, normal avec cette technologie. Pour comparer les épaisseurs et les densités disponibles, parcourez la catégorie matelas à mémoire de forme.