Un poste sur écran se règle avec un mètre ruban, pas au ressenti. Trois hauteurs commandent tout le reste : celle du plan de travail, celle de l'assise et celle du haut de la dalle. Quand ces trois valeurs sont justes, le coude, la nuque et les épaules trouvent leur place sans effort de compensation. Nous donnons ici les repères chiffrés à viser, dans l'ordre où il faut les régler.
Entre 72 et 75 cm du sol pour un poste fixe, et sur toute la plage 65 à 85 cm quand le plateau est réglable. L'INRS retient environ 72 cm pour un plan fixe et conseille, quand c'est possible, un support réglable entre 68 et 76 cm (guide « Le travail sur écran en 50 questions »). En dessous d'1,65 m, ce même plateau devient trop haut, et c'est l'épaule qui compense en se soulevant toute la journée.
Le contrôle tient en une manipulation : asseyez-vous au fond de l'assise, laissez les bras tomber le long du corps, puis remontez les avant-bras à l'horizontale. Les poignets doivent affleurer le plateau sans que l'épaule monte. Si le plan de travail est fixe et trop haut, on ne corrige pas en baissant l'écran : on remonte l'assise, et on rattrape l'appui des pieds avec un repose-pieds.


Le réglage se fait de bas en haut, dans cet ordre précis. Hauteur d'assise d'abord, entre 42 et 52 cm sur la plupart des modèles, jusqu'à obtenir un angle de 90 à 110 degrés au genou, cuisses horizontales, deux à trois doigts d'espace libre entre le bord de l'assise et le creux du genou. Profondeur d'assise ensuite, quand le siège la propose.
Les accoudoirs se règlent en dernier, à la hauteur qui laisse l'épaule relâchée, donc à peu près au niveau du plateau. Trop hauts, ils poussent l'épaule vers le haut ; trop bas, ils ne servent à rien et le bras pèse sur le trapèze. Le dossier, lui, doit soutenir la lordose lombaire, son bombé placé entre 20 et 25 cm au-dessus de l'assise. Sur un siège ergonomique professionnel, ces quatre réglages sont indépendants, et c'est ce qui le sépare d'un siège d'appoint.
Le haut de la dalle se place à hauteur des yeux, ou 5 à 10 cm en dessous : le regard descend naturellement de quelques degrés au repos, et forcer la nuque vers le haut reste la première cause de raideur cervicale au bureau. La distance se choisit selon la diagonale, 50 à 60 cm pour un 22 pouces, 60 à 70 cm pour un 24 pouces, davantage au-delà. Le test rapide : bras tendu, le bout des doigts touche la dalle.
Sur un ordinateur portable utilisé plusieurs heures par jour, aucune position ne satisfait à la fois la nuque et les poignets. Il faut dissocier les deux : support ou bras de moniteur pour remonter l'écran, clavier et souris séparés posés sur le plateau, deux choix d'équipement parmi ceux que nous passons en revue dans le matériel à retenir poste par poste. Avec deux écrans, placez le principal droit devant et le second immédiatement à côté, incliné d'environ 30 degrés vers vous. Si les deux servent autant, centrez la jonction et décalez le siège de quelques centimètres.


500 lux mesurés sur le plan de travail, valeur retenue par la norme NF EN 12464-1 pour l'écriture, la lecture et le traitement de données. En dessous de 300 lux, la lecture de documents papier devient fatigante ; au-dessus de 750 lux, l'écart de luminance entre la feuille et la dalle redevient inconfortable. Un luxmètre d'entrée de gamme, posé à plat sur le plateau, suffit à vérifier où l'on se situe.
Les reflets se traitent par l'implantation avant de se traiter par le matériel. Placez l'écran perpendiculairement aux fenêtres, jamais dos à la vitre ni face à elle. Si la fenêtre reste dans le champ, un store à lamelles orientables reprend la main sur la lumière rasante de fin de journée. Une lampe d'appoint complète l'éclairage général quand le poste traite beaucoup de papier, à condition qu'elle éclaire le document et non la dalle.

Dès que les pieds ne reposent plus à plat une fois l'assise réglée sur un plateau fixe. Le cas revient souvent en dessous d'1,65 m : pour obtenir des avant-bras horizontaux sur un plan à 74 cm, l'assise monte à 50 cm ou plus, et les pieds décollent. Un repose-pieds réglable de 5 à 12 cm de haut, incliné de 10 à 15 degrés, rétablit l'appui et rend l'angle du genou de nouveau tenable.
Le reste du temps il ne sert à rien et devient un obstacle sous le bureau. Ce détail résume la logique d'ensemble : chaque accessoire répond à un écart mesuré, pas à une habitude d'équipement. Pour la méthode complète, du relevé initial jusqu'au contrôle des effets, nous détaillons la démarche d'évaluation d'un poste de travail dans un guide dédié.

Le clavier se pose à 10 à 15 cm du bord du plateau, à plat plutôt que sur ses pieds arrière : l'inclinaison positive casse le poignet vers le haut. La souris vient juste à côté, dans le même plan, pour éviter que le bras ne parte en abduction. Tout ce qui sert plusieurs fois par heure doit tenir dans la zone d'atteinte, un demi-cercle de 35 à 45 cm de rayon autour de l'épaule, avant-bras seul en mouvement.
Ce qui ne sert que quelques fois par jour peut sortir de cette zone, et c'est même souhaitable : se lever pour attraper un dossier rompt la posture statique. Le téléphone, lui, reste à portée immédiate, ou passe en casque dès que les appels dépassent une heure par jour.
Le meilleur poste reste immobile si personne ne bouge. Sur travail sur écran, une règle simple, souvent conseillée, tient en quelques secondes : une pause visuelle de 20 secondes toutes les 20 minutes, en fixant un point situé à six mètres, et un changement de posture toutes les heures. Les réglages ne suppriment pas la statique, ils la rendent supportable.
Un plateau réglable en hauteur permet d'alterner assis et debout, à condition de repérer puis de mémoriser les deux positions : environ 74 cm assis, et à hauteur de coude debout, soit 105 à 115 cm selon la taille. Sans ces deux repères notés une fois pour toutes, le réglage se refait au jugé chaque matin et l'alternance s'arrête au bout de quinze jours.
Entre 72 et 75 cm du sol pour un plateau fixe, l'INRS retenant environ 72 cm pour un plan fixe. Sur un bureau réglable, la plage utile en position assise va de 65 à 85 cm. Le bon repère reste l'avant-bras horizontal, coude ouvert entre 90 et 100 degrés, épaule relâchée.
Entre 50 et 70 cm selon la diagonale : 50 à 60 cm pour un 22 pouces, 60 à 70 cm pour un 24 pouces. Le haut de la dalle se situe à hauteur des yeux ou 5 à 10 cm en dessous, pour que le regard descende légèrement au lieu de forcer la nuque vers le haut.
500 lux mesurés sur le plan de travail, valeur retenue par la norme NF EN 12464-1 pour les tâches de bureau. En dessous de 300 lux la lecture de documents papier fatigue, au-dessus de 750 lux l'écart avec la luminosité de la dalle redevient gênant.
Seulement si les pieds ne reposent plus à plat une fois l'assise réglée. Le cas est fréquent sur un plateau fixe à 74 cm en dessous d'1,65 m. Un modèle réglable de 5 à 12 cm de haut, incliné de 10 à 15 degrés, rétablit l'appui et l'angle du genou.
En dissociant l'écran du clavier : un support ou un bras de moniteur remonte la dalle à hauteur des yeux, un clavier et une souris séparés restent sur le plateau. Utilisé tel quel plusieurs heures par jour, un portable impose soit une nuque fléchie, soit des poignets cassés.
• Ergonomie au travail : la démarche à suivre pour évaluer et corriger les postes