L'open space promet des échanges plus fluides, mais il se retourne contre l'équipe dès qu'il est mal découpé : bruit continu, appels qui mobilisent tout le plateau, impossibilité de se concentrer une heure d'affilée. Un bureau open space réussi tient à quelques décisions prises tôt, la surface par poste, l'acoustique, la lumière, et les espaces où l'on peut se retirer.
Un plateau ouvert fonctionne quand il juxtapose trois usages sans les mélanger : le travail en équipe, le travail concentré, et les échanges informels. Nous conseillons de partir des îlots de travail, deux à six postes selon les équipes, en gardant 80 cm de dégagement derrière chaque siège pour circuler sans passer sur les pieds de son voisin.
Prévoyez ensuite des recoins tranquilles, à l'écart du flux de circulation. Une cabine acoustique, ou un simple retrait cloisonné, suffit pour un appel ou une visio et évite qu'une conversation occupe tout l'étage. Repère à garder en tête avant d'ajouter un poste : la norme NF X 35-102 recommande 10 m² par personne, et plutôt 11 m² dès que le plateau est partagé.
Reste la flexibilité. Un plateau se réorganise deux ou trois fois dans la vie d'une entreprise, au rythme des recrutements : des bureaux open space qui s'ajoutent par module, des cloisonnettes amovibles, des tables sur roulettes, et vous évitez de tout remplacer à chaque changement d'effectif. Si la pertinence du plateau ouvert se discute encore chez vous, nos arguments en faveur du bureau partagé font le tour de la question.
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Un poste de call center à sept places, cloisonné pour contenir le bruit des appels
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Un bench de quatre postes séparés par une cloisonnette, bon compromis entre échange et concentration
Le bruit est le premier motif d'insatisfaction sur un plateau ouvert, et il se traite par l'aménagement avant de se traiter par des consignes. Absorber les réverbérations, éloigner les postes des zones de passage : c'est là que se gagne le calme.
Commencez par repérer les sources réelles. Les appels téléphoniques et les visios concentrent l'essentiel de la gêne, bien plus que le brouhaha de fond. Une zone dédiée aux appels et aux réunions, fermée par des parois pleines ou par une cabine, règle déjà une bonne part du problème.
Faites ensuite la chasse aux surfaces dures. Un plateau tout en verre et béton renvoie le son sans rien en absorber ; des panneaux muraux absorbants, un plafond suspendu, un tapis et des cloisons acoustiques font tomber la réverbération de façon très perceptible.
Les plantes et les meubles rembourrés jouent aussi, mais à la marge. Ils cassent les trajets sonores et rendent le plateau plus agréable, sans remplacer un vrai traitement acoustique.
Restent les usages. Un casque à réduction de bruit, une règle simple sur le volume de voix, l'habitude de basculer les appels longs en cabine : cela coûte moins cher que n'importe quel aménagement, et se met en place dès la semaine suivante.
Sur un plateau ouvert, le mobilier décide du confort réel bien plus que la décoration. Le siège et la hauteur du plan de travail sont les deux postes sur lesquels il ne faut pas économiser.
Le siège vient en premier. Visez un modèle réglable en hauteur, avec soutien lombaire et accoudoirs ajustables : nos chaises ergonomiques se règlent poste par poste, ce qui compte dès que plusieurs personnes se partagent le même bureau au fil de la semaine.
Les bureaux réglables en hauteur complètent utilement l'assise. Alterner assis et debout dans la journée soulage le dos et réveille l'attention en fin d'après-midi. Comptez un plan à 72 cm en position assise, et un réglage qui monte jusqu'à 125 cm pour les grands gabarits.
Les accessoires font le reste : repose-pieds, bras d'écran réglable, clavier et souris séparés sur les postes équipés d'un portable. Ce sont des achats de faible montant, qui corrigent des postures mauvaises depuis des années.
Notre avis, après des centaines d'équipements de plateaux : bien équiper dix postes coûte moins qu'un seul arrêt de travail pour lombalgie. C'est aussi le signal le plus lisible qu'une entreprise envoie à ses équipes sur la place qu'elle accorde à leurs conditions de travail.
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Un bench de quatre postes, format le plus courant sur les plateaux ouverts
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Un bench assis-debout électrique, pour alterner les postures au fil de la journée
La lumière naturelle est le paramètre le plus sous-estimé d'un open space. Elle joue directement sur la fatigue visuelle de fin de journée, et elle ne coûte rien.
Placez les bureaux perpendiculairement aux fenêtres, plutôt que face ou dos à elles : on évite ainsi l'éblouissement direct et les reflets sur les écrans. Les postes les plus éloignés de la façade sont ceux à équiper en premier d'un éclairage d'appoint.
Gardez les allées longeant la façade dégagées, sans armoires hautes ni plantes massives qui bloquent le flux lumineux. Des cloisonnettes vitrées dans leur partie haute laissent passer la lumière tout en marquant les zones.
Complétez par un éclairage artificiel réglable, autour de 500 lux sur le plan de travail, valeur retenue par la norme NF EN 12464-1 pour le travail de bureau. Une lumière plus chaude en périphérie et plus neutre sur les postes évite l'effet plateau uniformément blanc.
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Des postes placés près des fenêtres profitent de la lumière naturelle une bonne partie de la journée